Trois questions pour arrêter de passer d’un boulot qui t’ennuie à un autre

Tu as l’impression que tu as beau changer de travail, après quelques mois, c’est les mêmes schémas qui se répètent ? L’ennui qui revient ? Le « à quoi bon » qui s’installe ? La routine qui reprend sa lourdeur ?

C’est décourageant de changer de travail pour se retrouver avec les mêmes frustrations. De plus, des peurs peuvent commencer à s’installer : Je me suis planté une fois… Qu’est-ce qui me dit que ça ne va pas être la même chose la deuxième fois ?

Qu’est-ce qui me dit que le prochain boulot que je vais trouver, ne va pas de nouveau m’ennuyer au bout de quelques mois ? Qu’est-ce qui me dit que cette fois-ci, ce sera la bonne ?

Le piège dans lequel ne pas tomber c’est… l’impatience !

Pourquoi ? Parce que comme c’est difficile là où on est, on veut que ça change, et vite ! Et c’est normal, c’est vraiment difficile de tous les jours faire une activité qui ne nous plait pas vraiment. Je suis passé par là, je sais à quel point cela peut-être épuisant.

Alors dès que l’on a l’occasion d’aller voir ailleurs, on la prend. Mais parfois sans vraiment prendre suffisamment le temps de se poser les bonnes questions. Et les schémas se répètent.

Mais pour avoir un résultat différent (trouver un travail vraiment épanouissant), il va falloir utiliser des moyens différents des fois précédentes : réfléchir d’une manière différente que les réflexions qui t’ont à chaque fois entrainées vers un boulot alimentaire.

Dans cet article, je te partage les questions à te poser pour orienter ta réflexion différemment et découvrir une activité professionnelle qui va te permettre de vraiment t’épanouir.

1. Qu’est-ce tu veux encore ? Qu’est-ce que tu ne veux plus ?

La toute première étape, c’est de prendre une soirée, une après-midi, voir même une journée, pour identifier ce que tu aimes et ce que tu n’aimes pas. Ce que tu veux faire de plus en plus et ce que tu ne veux faire de moins en moins !

Prends du temps pour toi et demande-toi, quels sont les éléments, mêmes infimes, que tu as appréciés dans toutes les activités professionnelles que tu as déjà exercées ? Qu’est-ce que tu as envie de garder ? Qu’est-ce qui te donne de l’énergie ? Quels éléments se répètent ?

Probablement que tu as déjà essayé de définir ce qui te plaisait, mais que rien n’est sorti. Ça t’a frustré et que tu n’as plus très envie de refaire l’exercice. Souvent, on essaie 5 minutes, rien ne vient et on arrête, découragé. En fait, lorsque l’on a du mal à définir ce que l’on veut, il faut se laisser le temps de faire remonter les éléments.

Tu peux commencer par noter les petites choses, même si ça ne te plait qu’à 5/10, même si c’est « le café avec les collègues ». Au fur et à mesure, ton cerveau va comprendre ce qu’on lui demande et faire remonter de plus en plus d’informations à la surface.

Ensuite, il est primordial d’identifier ce que tu n’aimes vraiment pas dans ton travail, et ce qui t’a poussé à quitter tes précédents emplois. Tout simplement pour éviter de le revivre.

L’importance de ces deux exercices, c’est qu’ils vont te donner une vue plus claire de ce qui est bon pour toi ou non. Cela va te permettre d’avoir une grille de lecture pour ta prochaine activité professionnelle, de directement identifier ce qui va te plaire, mais aussi ce qui va coincer.

Si cet exercice est difficile pour toi, j’ai créé un cahier d’exercices pour t’aider à mieux définir ce qui empêche ton épanouissement professionnel. Je t’aide à identifier ce qui te dérange pour ensuite pouvoir cibler les changements à mettre en place. Découvre les changements à mettre en place en cliquant ici.

Une fois que tu as défini ce que tu veux encore et ce que tu ne veux plus, l’étape suivante est de réussir à identifier ce qui va réellement te donner de la motivation : les éléments indispensables pour que ton prochain emploi te donne de l’énergie et de la joie. Je vais maintenant t’expliquer comment les trouver.

2. Pourquoi tu le fais ?

Tu arrives à ton travail. Il faut encore terminer ce rapport, sinon ton patron va te tomber dessus… Tu as l’impression que ce que tu fais ne sert au final qu’à enrichir quelques actionnaires à l’autre bout du monde…

Pas très réjouissant comme journée non ?

En fait, une grande partie de notre découragement au travail vient du fait qu’on ne sait pas vraiment pourquoi on réalise notre activité. On « finit le rapport » pour le patron, les collègues et le loyer, mais on est très peu touché par la finalité de ce qu’on fait.

Pour que ton activité professionnelle te donne de l’énergie et de la motivation, la clé est de savoir pourquoi tu fais ce que tu fais. Et surtout, que la réponse à ce pourquoi soit quelque chose qui te tienne vraiment à cœur.

Cette question est vraiment très importante car c’est en définissant tes « pourquoi » que tu donnes un sens à ton travail.

L’idée est donc que tu définisses tes « pourquoi ». Ces raisons, ces causes, ces domaines, qui te donnes suffisamment d’énergie pour réussir à passer à l’action. L’idée est de trouver ce qui te donne de la motivation, et ainsi découvrir quel cap est-ce que tu veux suivre. Quel domaine d’activité te motive vraiment. Pour trouver, tu peux réfléchir aux raisons qui t’ont poussé à accepter tes emplois précédents.

Même si tu as l’impression de n’avoir fait que des jobs alimentaires, il y a quand même une raison qui t’a poussé à accepter celui-là plutôt qu’un autre. Quelle est cette raison ?

Par exemple, dans mon premier travail, ce qui m’avait motivé à l’accepter (alors que tout en moi me disait de refuser), c’est que mon patron voulait que je fasse du « change management ». J’aimais beaucoup l’idée d’accompagner les clients d’un point A à un point B en douceur et pour le meilleur. Bon au final je n’ai pas du tout fait ça et je suis partie, mais aller retrouver la motivation première m’a aidé à identifier que c’est le coaching qui me convenait (accompagner les personnes dans leurs changements de vie).

Connaître ses pourquoi est une clé pour trouver un emploi épanouissant, car une fois que tu les as identifiés, ils agissent comme une boussole qui te permet de te repérer. Un travail qui te permet de répondre à tes pourquoi te donnera toujours plus de joie et d’énergie. Cela te rapprochera de ta vocation.

3. Qu’est-ce que tu peux faire maintenant pour y arriver ?

Une fois que tu as répondu à ces questions, la clé c’est de savoir où tu veux aller et de définir les étapes pour y arriver.

Parfois, l’activité professionnelle qui va te permettre de t’épanouir totalement ne sera pas directement accessible. Mais ça ne veut pas dire que tu ne peux pas y arriver ! Il s’agit donc de définir où tu veux arriver grâce aux questions précédentes, puis d’identifier les étapes nécessaires pour y arriver.

Comme je l’ai dit, le piège c’est l’impatience. C’est vouloir trouver directement quelque choses qui va nous plaire à 100%, alors qu’on était dans des travails qui ne nous correspondaient qu’à 10% avant. Il y a parfois un chemin à parcourir.

Peut-être qu’il s’agit d’une formation à réaliser d’abord. Ou bien de faire ce que tu fais aujourd’hui, mais dans un domaine qui te motive vraiment cette fois, pour ensuite changer de métier…

Par exemple, lorsque j’ai quitté mon premier emploi de consultante, je savais déjà que je voulais faire du coaching. Seulement, j’avais besoin de me former au coaching avant de pouvoir exercer. J’ai donc décidé de passer par l’étape « recrutement ». J’ai choisi un emploi qui me rapprochait autant que possible du coaching en orientation professionnel, et qui me correspondait déjà plus que mon ancien travail. Je n’étais pas encore à ma place, mais c’était déjà beaucoup plus agréable à vivre que mon précédent emploi.

Je suis passé par une étape intermédiaire, en me rappelant pourquoi je le faisais. Et aujourd’hui, je fais ce qui me plait vraiment : le coaching.

Bref, comme tu le vois, il y a plein de possibilité. L’avantage de fonctionner ainsi, c’est qu’au lieu d’avoir l’impression de te retrouver devant une grande montagne infranchissable, tu vas définir des marches accessibles et petit à petit les gravir pour te sentir mieux.

Conclusion

Ces questions ne sont pas forcément faciles à répondre. Au début, on peut se sentir pris par la peur, ou tout simplement bloqué.

Ces réactions sont normales. Je suis passé par là aussi. C’est notre inconscient qui panique, car on commence à s’autoriser à être nous-même, et il a peur de ce qui va en sortir. Mais après, quel soulagement d’enfin savoir ce qu’on veut faire de sa vie !

Si tu bloques sur les questions, ça vaut vraiment la peine de persévérer et d’y revenir plusieurs fois. Tu verras qu’au fur et à mesure, les réponses vont devenir plus claires. Mais peut-être auras tu besoin d’un peu plus de temps ou de te faire accompagner.

Commence par la question de ce que tu veux encore et ce que tu ne veux plus dans ton travail. Comme cela demande de se concentrer sur quelque chose de très concret, c’est plus facile pour démarrer.

Marie-Aline,

Coach de vie, spécialisée en orientation professionnel. Fondatrice de Rêve-Elle-Toi

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