L’erreur numéro 1 qui fait que tu ne trouves pas ta vocation

Nouvelle année, nouveau départ ? Nouveau boulot ?

Et pourquoi ne pas te dire qu’en 2019 tu trouves un travail vraiment épanouissant ?

Peut-être même que ça va être une de tes « bonnes résolutions » ?

Une bonne résolution ? La bonne blague ! Personne ne tient jamais ses bonnes résolutions !

C’est vrai que tout le monde connait bien ça : on se dit « cette année je range toutes mes armoires et je reste ordonnée !». On essaye 1 semaine, on craque la 2e et on abandonne la 3e…

Mais pourquoi c’est si dur de tenir ses « bonnes résolutions » ? Au final, si on les prend, c’est qu’une partie de nous a vraiment envie de ce changement, non ?

En fait, certains tiennent leurs bonnes résolutions. Ce qui va faire la différence, c’est cette réelle envie (ou non) de changement. C’est quoi à la base ce qui te motive à vouloir réaliser cette « bonne résolution » ? Une envie ? Un « il faut » ? Une peur… ?

Qu’est-ce qui motive la majorité des fumeurs à vouloir arrêter de fumer ? La peur d’abimer sa santé. D’abimer ses poumons, la peur de finir par avoir un cancer…

Et bien je te révèle un scoop : la peur n’a jamais été un moteur du changement. Le fameux « fumer tue » sur les paquets de cigarettes n’a eu quasi aucun impact sur la consommation de tabac. Il y a souvent une motivation supplémentaire qui aide la personne à vraiment arrêter, comme toutes ces femmes qui stoppent comme par magie lorsqu’elles tombent enceintes.

Entre parenthèses, c’est exactement la même erreur qu’on est en train de faire aujourd’hui avec le défi écologique : on nous dit qu’on doit polluer moins et consommer moins sinon « on va tous mourir ». La plupart des discours sont alarmistes et basés sur la peur, et malheureusement, il est assez simple de constater que les résultats ne sont pas là.

Et en fait, c’est ça l’erreur numéro un qui t’empêche de trouver ta vocation : te laisser guider par tes peurs.

Les motivations qui font que tu restes à ce boulot pénible, que tu ne vas pas explorer ce qui pourraient vraiment te plaire, qu’au final, rien ne change… Ces motivations sont basées sur des peurs. Au final, c’est elles qui guident ta décision.

La peur, cette amie qui nous veut du bien… Un peu trop !

Quand tu vas commencer à introspecter, à explorer ce qui pourrait vraiment te plaire comme travail, peut-être qu’au bout d’à peine 30 secondes, des « Oui mais » vont commencer à apparaître.

Tu vas directement te bloquer en te disant que c’est impossible ou trop difficile. Et comme tu vas te bloquer, tu vas peut-être en plus avoir l’impression que tu ne sais pas ce que tu aimes.

Ces « oui mais », ces petites voix, sont en fait les manifestations de peurs, pour la plupart inconscientes, qui vont t’empêcher d’aller vers ce que tu aimes vraiment.

→ De toute manière, je ne trouverai jamais ce que j’aime

→ Oui mais bon, j’ai un loyer à payer moi ! Je ne veux pas perdre mon confort de vie

→ Qu’est-ce qu’on va dire de moi si je démissionne ? C’est quand même une belle position…

Et ces petites voix ont une bonne raison de t’empêcher de trouver ce que tu aimes vraiment. Leur but, c’est simplement de te garder en sécurité.

Une peur est une émotion qui vient te dire qu’il y a un danger potentiel. Ton cerveau va mettre ton corps en mode « survie », avec pour objectif le retour le plus rapide possible à la sécurité.

Et la sécurité pour notre inconscient, c’est ce qui est connu. Tu as beau détester ton job, avoir des horaires insoutenables et un patron qui te harcèle, pour ton inconscient, c’est quand même plus « sécure » qu’un nouveau travail. Tout simplement parce que celui-ci représente l’inconnu.

Tu ne vas pas forcément ressentir de la peur, mais ça va plutôt se manifester sous des formes de résistances au changement : minimiser ce que tu vis en ce moment, essayer de te persuader que tu peux encore tenir, ou te dire que c’est normal et que ce sera pareil ailleurs… L’inconnu et le changement font peur, et on a une tendance naturelle à y résister.

Or, trouver sa vocation, ça implique justement de plonger la tête la première dans l’inconnu. On ne sait pas très bien à quoi ça va ressembler, on n’a très peu d’exemples autour de nous de personnes qui ont trouvé leur vocation, personne ne nous a expliqué comment nous y prendre… Bref, il y a pas mal de point d’interrogation. Ça fait peur, et notre cerveau essaye alors de nous protéger en nous empêchant de réaliser ce changement.

Trouver sa vocation, ça demande un vrai moment d’introspection et d’inspiration, où on se donne la permission d’aller chercher au fond de soi ce qui nous motive vraiment. Ça demande de te reconnecter à ton cœur. Mais si toutes les 30 secondes, des petites voix viennent te dire que ce n’est pas possible, ça va tout simplement casser ce moment d’introspection.

Pour t’aider, j’ai créé un guide pour te permettre d’identifier les premiers changements que tu peux apporter à ton travail pour commencer à t’y sentir plus épanouis. Tu peux le télécharger en cliquant ici.

Tu commences un peu à comprendre le problème ?

Oui fin bon… c’est quand même normal d’avoir peur ! Changer de travail ou trouver sa vocation, c’est pas rien ! Comment je fais, moi, du coup ?

Bien sûre que c’est normal ! Moi-même j’ai eu la trouille quand je me suis lancée dans le coaching… Mais alors, comment on fait ?

Ecouter sans se laisser guider

C’est normal d’avoir peur, et c’est même sain ! Le truc, c’est d’écouter tes peurs sans te laisser guider par elle. De passer d’un comportement inconscient (se laisser guider) à un comportement conscient (écouter).

Parce que l’émotion, la peur, elle est là. Ça ne sert à rien de la refouler ou de la nier, elle ne fera que revenir de plus en plus fort. La peur, comme toutes les autres émotions, a surtout besoin d’être écoutée.

Par exemple, tu te dis « en fait moi, ce que j’aime vraiment c’est les enfants ! J’aimerais trouver un métier qui me permette de travailler avec des enfants». Et là directement, une petite voix vient te dire « Quoi tu n’y penses pas ? Tu as une belle carrière, tu ne vas quand même pas tout laisser tomber ! Et puis à part prof, c’est quasi impossible d’en vivre ! ».

Maintenant, tu as compris que cette voix cache une peur inconscience. Se laisser guider par ses peurs, ce serait stopper la réflexion autour du projet avec les enfants et rester là où tu es, en « sécurité » selon ton inconscient. Mais il y a une autre possibilité de réagir à cette peur, en l’écoutant sans pour autant stopper directement ton idée.

Le truc, c’est d’abord de réussir à prendre conscience de cette petite voix lorsqu’elle passe dans ta tête. Là, c’est important de l’écouter et de te dire, OK, qu’est-ce que cette peur vient me dire ? Ici, c’est peut-être une peur de ne pas réussir à vivre de ce projet.

Une fois que tu as saisi la petite voix, que tu as écouté ta peur, ce qui marche bien avec les peurs, c’est de les rationaliser : Ok, cette petite voix vient te dire que tu as peur de ne pas pouvoir vivre d’un métier où tu travaillerais avec des enfants. Est-ce que c’est vrai ? Ben en fait, à ce stade-ci, tu n’en sais encore rien !

Comme dit le super dicton « Je ne sais pas ce que je ne sais pas» 😉 Je ne sais pas si c’est possible de vivre ou non de ce projet, qui n’en est même pas encore un ! C’est encore trop tôt pour le dire. Je vais d’abord explorer ce serait quoi un métier avec des enfants où je me sens épanoui, et puis après je regarderai comment je peux en vivre.

Le fait d’avoir mis tout ça à plat, ça te permettra de te laisser explorer des options. Tu resteras curieux et à l’écoute de ce qui est possible. Parce qu’il y a plein de manière différente de vivre d’un métier avec des enfants.

Le courage, ce n’est pas ne pas avoir peur. Le courage, c’est avancer malgré sa peur !

Attention que les peurs liées à la vocation ne viennent pas toutes d’un besoin de sécurité. Trouver et vivre de sa vocation, ça demande aussi de se montrer tel que l’on est aux autres. De peut-être lâcher ce que la société considère comme « une belle carrière » pour faire ce qui te plait vraiment, de t’exposer aux jugements des autres. Et ça aussi ça fait peur ! Dans mon précédent article, je parle justement de comment passer au-dessus du regard des autres.

Conclusion

L’erreur numéro un qui t’empêche de vivre de ta vocation, c’est donc de laisser toutes ces petites peurs inconscientes guider ta réflexion et tes actions.

Tant que qu’elles décident à ta place, tu restes dans ton mental et tu ne peux pas aller chercher les réponses dans ton cœur. Car c’est là que tu trouveras la réponse à la question de ce qui pourra vraiment te plaire dans la vie.

Mais attention, comme je l’ai dit plus haut, « ne pas te laisser guider » par tes peurs ne veut pas non plus dire les refouler ! Plus tu les refoules, et plus elles parlent fort, plus elles te guident inconsciemment.

Au contraire, il faut les écouter, les accueillir, entendre ce qu’elles ont à te dire, leur donner beaucoup d’amour et de bienveillance. Tu verras, rien que ça, ça permet déjà de t’apaiser et d’être plus lucide.

Bon, je ne te cache pas que ce n’est pas si facile que ça, surtout au début où on ne sait pas très bien comment s’y prendre. Moi-même je me fais encore avoir.

Commence par prendre conscience de ces petites voix qui te bloquent. De tous ces « Oui mais », de tous ces « je ne peux pas ». Commence à les considérer comme des pensées, des émotions, des croyances, et non plus comme des vérités absolues. Tu verras qu’elles auront de moins en moins d’impact sur toi.

Petit à petit, tu pourras alors laisser la réflexion aller vers ce que tu aimes vraiment, vers cette activité professionnelle ou tu seras vraiment épanoui.

Marie-Aline,

Coache de vie en orientation professionnelle, fondatrice de Rêves-Elle-Toi

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