Travail épanouissant ou rémunérateur… Faux dilemme ?

“MONEY MONEY MONEY, must be funny, in the rich man’s world !” Abba

La chanteuse d’Abba rêve de trouver un mari riche pour ne plus jamais devoir travailler…

“I work all night, I work all day, to pay the bills I have to pay,  Ain’t it sad ??”

Et sincèrement, qui ne s’est pas déjà dit que s’il gagnait au Lotto, il démissionnerait sur-le-champ ?

Et de fait, une des peurs qui revient chez les personnes que j’accompagne, c’est la peur de perdre son confort de vie en vivant de sa vocation.

Un peu comme s’il fallait choisir entre un travail qui nous rend heureux ou un travail qui paye le loyer.

Et c’est vrai que quand on parle de « vocation », on peut avoir cette image de l’artiste ou de la personne super engagée dans une ASBL, très heureuse dans ce qu’il fait, mais qui a du mal à joindre les deux bouts.

Évidemment, ça fait peur. Vivre de sa vocation, c’est bien, mais on n’a pas très envie de commencer à devoir tout compter, se priver, attendre les fins de mois…

Pourtant… Il existe aussi plein de personnes qui sont très heureuses dans ce qu’elles font… et qui en vivent très confortablement !

Mais bizarrement, celles-là, on les voit moins. On va vite classer l’affaire en se disant « c’est parce qu’elles ont eu de la chance ».

Et bien non ! Ces personnes-là n’ont pas « juste » eu de la chance. Il y a des mécanismes qui permettent d’avoir un travail épanouissant ET rémunérateur.

C’est pourquoi dans cet article, je vais te révéler 3 clés pour ne plus opposer travail épanouissant et rémunérateur et pouvoir vivre confortablement d’une activité qui te rend heureux !

 

1. « Je ne veux pas travailler ! »

Si on a du mal à repérer ces personnes qui vivent confortablement d’une activité qui les épanouis, c’est principalement parce que cela va à l’encontre d’une croyance bien ancrée dans notre société : le travail, c’est pénible.

En fait, on est conditionné à croire que le travail doit être dur et ennuyeux, comme le montre la chanson d’Abba mentionnée plus haut. Ce n’est pas pour rien que le mot « travail » vient du latin «tripalium » qui était un instrument de torture pour les esclaves

Et notre cerveau n’aime pas avoir tort. Dès qu’il a adopté une croyance, il va filtrer les informations qu’il reçoit pour que celles-ci correspondent à ce qu’il pense.

Si on pense que le « travail, c’est pénible », on va inconsciemment ne concevoir que des activités professionnelles qui correspondent à cette croyance : toutes les activités qui sont simples et agréables pour nous ne seront pensée que comme hobby, et jamais comme activité professionnelle.

Combien de personnes font bénévolement une activité qu’ils adorent… Et pour laquelle ils pourraient être rémunérés ? (Je n’ai rien contre le bénévolat, c’est juste pour illustrer mon point 😉 ).

Ainsi, on ne se donne pas le droit de gagner de l’argent en faisant une activité qui nous rend heureux, et encore moins si celle-ci nous semble facile ! On peut même ressentir de la culpabilité à être payé pour faire quelque chose que l’on aime !

Une bonne manière de contourner ce problème est d’arrêter de réfléchir en termes de travail, mais plutôt en termes de problèmes à résoudre, de besoin auxquels répondre, de valeur à apporter aux autres.

De fait, le travail, c’est finalement être payé pour résoudre le problème de quelqu’un (au sens très large).

Cela va ouvrir ton inconscient, car tu ne seras plus bloqué par toutes les croyances limitantes qu’il y a derrière le mot « travail ».

Par exemple, imaginons un consultant qui n’aime pas trop son travail, mais adore donner des conseils. Il peut réaliser qu’en fait, ce qu’il apprécie vraiment, c’est de partager son expertise avec les autres. Il répond au besoin des autres d’approfondir leur connaissance, d’apprendre. Il pourra peut-être alors s’épanouir dans un métier de mentor ou de formateur.

Une fois que tu auras déterminé les problèmes que tu adores résoudre (ou les besoins auxquels tu réponds déjà spontanément), à partir de là, tu pourras commencer à élaborer une activité professionnelle qui te correspond vraiment.

La première clé est donc de penser en termes de valeur à apporter, de besoins auxquels répondre, plutôt qu’en termes de travail.

 

2. Pas envie d’être un Picsou ?

En plus des croyances liées au travail, les croyances autour à l’argent peuvent aussi venir te mettre des batons dans les roues, et te bloquer dans la recherche d’un travail qui te rend heureux et paye le loyer.

Car la capacité d’attirer de l’argent à soi est directement lié à comment on perçoit l’argent et à ce qu’on projette dessus ! C’est-à-dire nos croyances.

Dans les journaux, on nous parle d’entreprises qui n’hésitent pas à polluer et détruire la planète pour s’enrichir. On peut penser aux patrons du textiles qui exploitent des population pour vendre un maximum de vêtements et s’en mettre plein les poches. On a beaucoup d’exemple dans les filmes, les livres, mais aussi les actualités de personnes prêtes à tout pour gagner de l’argent. On peut aussi penser à ces bêtes disputes de famille pour des questions d’argent…

Bref, derrière l’argent, on a souvent placé des conflits, de l’égoïsme, un manque de scrupule…

Mais le problème, c’est que si on voit l’argent comme quelques choses de sale, comme une source de conflit, comme le responsable des problèmes de la société, il va être difficile d’attirer de l’argent à soi. On va même plutôt avoir tendance à le repousser.

Et il va être encore plus difficile d’en gagner avec une activité qui nous épanouit (et donc d’avoir un travail épanouissant et rémunérateur).

Pourquoi ? Parce que comme dit plus haut, notre cerveau déteste avoir tort !

Tant que l’activité qui nous permet de gagner de l’argent est en accord avec nos projections sur l’argent – ce boulot qui ne me plait pas et dont la finalité ne correspond pas à mes valeurs, tout comme ce que représente l’argent ne correspond pas à mes valeurs- on reste en accord avec nous-même. Notre vie correspond à ce qu’on croit.

Mais si on commence à gagner de l’argent avec quelque chose qu’on aime, qu’on trouve beau et utile pour la société…. Gloups ! Ça devient difficile !

Comme on trouve que l’argent est sale, c’est un peu comme s’il salissait cette activité épanouissante pour nous ! Du coup, il devient difficile de concevoir une activité à la fois épanouissante et rémunératrice, car ce qu’on projette derrière ces deux termes est en contradiction.

Une étape clés pour réussir à trouver sa vocation et en vivre confortablement est changer ses représentations liées à l’argent.

L’argent au final, ce n’est qu’une invention pour permettre de faciliter les échanges entre les humains. Toutes les valeurs qu’on met derrière parlent de nos croyances et de notre inconscient.

Dire que l’argent est la source des problèmes du monde, c’est un peu comme dire que si on frappe quelqu’un avec un marteau, c’est de la faute du marteau.

Pour se libérer de ses croyances, la première étape (qui est parfois suffisante) est d’en prendre conscience. Pour cela, prend quelques minutes pour répondre à ces questions :

–> comment te sens tu lorsqu’on parle d’argent ? Est-ce que c’est facile pour toi de discuter de ton salaire ? De négocier le prix d’un article ou de ton salaire ?

–> Que dis-tu des personnes plus fortunées que toi ?

–> Comment vois-tu les personnes vraiment fortunée ? Qu’en penses-tu ?

Si en répondant à ces questions, tu te rend compte que tu as pas mal d’idées assez négatives sur l’argent, une manière d’adoucir tes croyances est d’aller chercher des contres-exemples.

Fait une petite recherche sur internet et va chercher des personnes riches et vraiment altruistes ! Dont l’argent permet d’embellir le monde. Essaye de trouver des ONG qui ont beaucoup d’argent (comme Greenpeace, Médecin sans frontière…) dont la cause te tient à cœur.

Pourraient-elles avoir le même impact si elles avaient moins d’argent ?

Si le sujet sur l’argent t’intéresse, je te conseille le livre de Christian Junod « Ce que l’argent dit de nous ».

Deuxième clé : prendre conscience de tes croyances limitantes liées à l’argent, et t’en libérer.

 

3. En quoi es-tu vraiment doué ?

Maintenant que nous avons explorer les croyances liées au travail et à l’argent, nous allons nous concentrer sur comment trouver une activité professionnelle qui pourraient être vraiment rémunératrice tout en te permettant de t’épanouir… Et pour cela, une des clés est de découvrir tes qualités premières !

Car c’est en exerçant nos qualités premières, nos talents innés, que nous apportons le plus de valeurs à la société.

Si tu veux être vraiment bien payé pour un travail, une fois que tu as découvert tes talents (et on en a tous !!) forme-toi dessus ! Car si tu te formes sur une compétence pour laquelle tu es déjà naturellement doué, tu vas rapidement devenir excellent.

Et comme tu seras excellent, on va demander tes services et ce sera plus facile d’être bien rémunéré. Et probablement mieux rémunéré que si tu restes dans une activité dans laquelle tu es compétent mais sans plus.

Et des talents, tu en as beaucoup, car 80% de nos talents sont inconscients !

En fait, c’est relativement difficile de connaître ses dons : lorsqu’on les exerce, ce qu’on fait est facile pour nous et on met peu d’efforts pour le faire. Du coup, on ne voit pas forcément que pour les autres, c’est plus difficile, ça demande plus d’efforts. Ce qu’on fait nous semble « normal » alors qu’en réalité, on exerce un de nos talents.

Souvent on a besoin d’un feedback positif des autres pour prendre conscience qu’on est vraiment doué dans ce qu’on fait.

À l’inverse, on est souvent bien conscient de nos points faibles… Car dans notre culture, on a tendance à pointer beaucoup plus facilement les défauts que les qualités. Enfant à l’école, il y avait un bic rouge pour souligner la moindre de nos erreurs, mais trop peu souvent de bic vert pour relever nos réussites.

Le problème, c’est qu’on risque de mettre beaucoup de temps et d’effort pour passer de « mauvais » à « moyen » dans certains domaines. Alors que de l’autre côté, on est naturellement très doué pour d’autres domaines, mais ce talent dort.

Comment découvrir ses talents ? Une bonne manière, c’est de s’interroger sur quels services tu donnes déjà spontanément. Quelles activités peux-tu passer des heures sans s’arrêter ? Qu’est-ce que les autres vont venir te demander comme aide (au sens large) et que tu répondras avec plaisir ?

Troisième clé : découvre tes talents, et forme toi dessus.

Attention, ces talents ne sont souvent pas parfaits au début car ils sont un peu rouillés vu qu’on ne les utilise pas beaucoup 😉

Conclusion : trouver le courage de changer sa vision du monde

Au final, les emplois épanouissant et rémunérateur existent. Il en existe même plein, et ils ne sont pas plus compliqué à trouver que d’autres emplois… Par contre ce qui est compliqués, c’est de changer notre manière de voir la vie… Et de se voir soi-même !

Ça demande d’oser regarder en face ses croyances pour pouvoir s’en libérer.

Ça demande d’oser aller chercher ses talents et de les montrer aux autres.

Je dis bien oser, parce que non, ce n’est pas si facile que cela. Ça demande du courage de trouver ses talents, car cela implique de se montrer tel que l’on est. Ça demande du courage d’oser aller à contre-courant des idées reçues pour changer ses croyances.

La première étapes que tu peux faire, c’est d’aller chercher des exemples de personnes qui gagnent bien leur vie, et qui sont vraiment épanouis dans un travail qui correspond à tes valeurs. Cela t’aidera à te donner des exemples de à quoi ça ressemble un travail à la fois épanouissant et rémunérateur.

 

Marie-Aline Tihon,

Coache en reconversion professionnelle.

Fondatrice de Rêves-Elle-Toi

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