Le stress et la peur du risque, comment sortir du piège ?

Aujourd’hui, qui n’est pas stressé ?

À part quelques personnes très cool par nature, tout le monde subit du stress au quotidien, c’est même une des grandes maladies de notre société. On court dans tous les sens, on stress de rater le métro, les deadlines au bureau, de ce qu’on va bien pouvoir manger ce soir, de ce que pensent les gens de note tenue…

Mais le stress, qu’est-ce que c’est exactement ? Pourquoi le subit-on tous les jours ? Comment faire pour vivre plus sereinement ?

Si tout le monde le vit, on pourrait se dire que c’est normal. Après tout, on est plus ou moins habitué à vivre avec. Mais le problème c’est que tout ce stress au quotidien est un piège qui nous empêche de trouver notre vocation car :

  • Il influence notre état d’esprit. Les réactions instinctives de notre organisme pour répondre au stress sont de fuir ou de combattre, et notre corps nous envoie des hormones pour nous y préparer. Le problème, c’est que ces réactions sont difficilement applicables dans notre monde moderne (on ne va pas s’enfuir en courant de son bureau parce qu’on stress pour un projet). Du coup, toutes les hormones mobilisées s’accumulent et nous font vivre un état de stress latent. Cela peut nous mettre dans un état d’esprit anxieux en plus de créer des raideurs et douleurs musculaires (dues aux hormones du stress). Bref, un état d’esprit où il est difficile d’être inspiré et de voir les opportunités.

 

  • Cela nous empêche de prendre les bonnes décisions. Dans cet état de stress latent, on va plutôt chercher à se rassurer et rester dans sa zone de confort. On va donc plus facilement prendre des décisions basées sur la peur plutôt que sur ce qui est réellement bon pour nous : rester dans les cases connues et prédéfinies par la société, car elles sont plus rassurantes, plutôt que de chercher à définir son propre chemin, car cela demande du courage.

Mieux gérer son stress et son angoisse est donc une clé pour nous aider à trouver notre vocation et décider d’en vivre. Car trouver sa vocation demande d’avoir le courage de se diriger vers l’inconnu, et donc, d’affronter ses peurs.

Cela peut paraître plus facile de suivre les chemins préétablis dans notre société. De postuler pour un poste connu dans une boite normale, et de ne jamais vraiment se poser de questions. Cela peut faire peur de se dire qu’on va chercher quelques choses de différent mais qui nous inspirent vraiment.

Si vous avez pris l’habitude de vous laisser envahir par vos peurs, ce sera plus difficile de prendre des décisions alignées avec ce dont vous avez vraiment besoin.

C’est pourquoi dans cet article, je vais expliquer ce qu’est le stress, pourquoi nous le subissons tous et donner des clés pour apprendre à vivre plus sereinement.

 

Pourquoi on stress

 

Comme je le disais plus haut, le stress est la grande maladie de notre époque moderne… et c’est normal !

Il y a un étang avec des canards près de chez moi et j’aime bien aller m’y balader de temps en temps. Comme le sentier est étroit, je suis obligée de passer juste à côté des canards… Et bien quand je m’approche ces canards n’attendent pas de savoir si je vais essayer de les manger ou non. Ils plongent directement dans l’étang et s’enfuient à toutes pattes.

Le problème, c’est que notre cerveau d’aujourd’hui fonctionne encore comme celui de ces canards.

Lorsqu’on était encore des hommes des cavernes, notre cerveau devait anticiper tous les risques potentiels pour notre survie, tout comme les animaux. Ils devaient anticiper les prédateurs cachés dans la grotte ou la possibilité de ne pas trouver de nourriture.

Notre civilisation moderne est beaucoup moins dangereuse, mais notre cerveau continu à imaginer tous les dangers et à nous envoyer des signaux d’alertes. Résultat, on se stress pour rien, et on ose difficilement prendre des risques.

Par exemple, je suis quelqu’un d’assez ponctuel, je n’aime pas être en retard. Si je me rends compte que je risque d’être en retard à un rendez-vous, je commence à stresser. Mais honnêtement, qu’est-ce que je risque si j’arrive en retard ? Un petit moment de gêne et puis c’est tout (je ne risque plus de me faire manger par un prédateur). Est-ce que cela vaut toute l’angoisse vécue avant ? Non. Et on réagit comme cela pour beaucoup de petits tracas dans notre quotidien.

Pour les grandes décisions, ce mécanisme fausse la donne : notre jugement est basé sur une peur exagérée, plutôt que sur ce qui est juste pour nous.

 

Le stress, c’est quoi ?

 

Tout ce stress vécu au quotidien est donc normal, car dû à des mécanismes inconscients dans notre cerveau… Mais ce n’est pas non plus une fatalité !

Pour comprendre le stress et pouvoir le diminuer, il faut le traiter pour ce que c’est : une émotion comme une autre. Car le stress est au final une forme de peur.

Réfléchissez à ce qui vous stresse en ce moment. Par exemple, pourquoi ce projet au bureau vous stresse ? Parce que vous avez peur de ne pas y arriver. Vous avez peur de ne pas réussir à faire tout ce qui était prévu, peur que les choses ne se passent pas comme souhaité. Nous anticipons les conséquences négatives possibles, et cela nous fait peur, on ressent du stress.

Le stress ne vient que de la peur. Un étudiant stressé par ses examens… a peur de les rater ! Quelqu’un stressé par son boulot… a peur de ne pas réussir à faire tout ce qu’il fallait, ou de ne pas bien le faire.

Bon, je pense que vous m’avez compris 😉

Notre société a préféré nommer cela du « stress » parce qu’elle rejette les émotions : on nous demande de contrôler nos émotions, de ne pas les écouter, de rester modéré et rationnel. Même la joie doit être modérée et ne pas s’exprimer trop bruyamment (excepté certains contextes bien définis). Un des gros challenges de notre société d’aujourd’hui est donc d’apprendre à accepter et vivre avec ses émotions.

C’est pourquoi dans notre société, le mot « stress » est du coup plus conventionnel que le mot « peur ». Imaginez qu’au lieu de dire « je suis stressé par mon travail » vous dites « j’ai peur de mon travail ». Ça passe moins bien, non ? Le problème, c’est que du coup, on ne traite pas cette émotion pour ce qu’elle est : de la peur.

Et personne ne nous a appris à gérer nos peurs. Souvent, on nous a simplement dit « mais faut pas t’inquiéter » qui nous a plus culpabilisé que rassuré.

 

Deux clés pour diminuer son stress et écouter ses peurs

 

Comment faire pour gérer ses peurs et vivre plus sereinement ?

La première clé, c’est d’évacuer ce stress par une activité physique : On nous dit souvent de respirer de se calmer, de méditer… mais le problème c’est que c’est à l’opposé de l’énergie dégagée par le stress. C’est pour ça que c’est souvent très difficile d’appliquer ces conseils. Le corps a besoin de répondre à ce stimulus et d’évacuer les hormones de stress. Aller courir dehors, faire du sport, sauter sur place, vous défouler sur une musique…. Vous verrez, ce sera beaucoup plus facile de respirer calmement après 😉

 

La deuxième clé est de prendre conscience qu’on a peur et de ce qui nous fait peur.

Comme le stress est souvent une réaction animale (comme l’exemple des canards plus haut), il reste à un niveau inconscient : on ressent du stress, mais on ne va pas chercher la vraie raison de la peur que nous ressentons.

Lorsque vous sentez ce stress ou cette peur, la meilleure chose à faire, c’est d’écouter cette émotion qui vient vous dire quelque choses : OK je me sens stressé-angoissé.

  • Qu’est-ce qui me stress exactement ?
  • Qu’est-ce qui pourrait arriver de mal ?
  • Est-ce que c’est vraiment si grave ?

Cela va vous permettre de mettre de la conscience sur votre ressenti, mais surtout de relativiser la situation !

Dans l’exemple que j’ai donné plus haut sur le retard, ce que je risque vraiment, c’est de vivre un petit moment de gêne.Bon, est-ce que c’est grave ? Non, pas vraiment.Après quelques secondes, le sentiment sera passé.

Le simple fait de mettre tout cela en conscience me permet de me calmer.

Et cette technique marche aussi pour la prise de décision.  Avant de prendre une décision importante vous pouvez mettre en conscience vos peurs et les rationaliser en étant honnête avec vous-même :

  • Qu’est-ce que vous risquez vraiment ?
  • Êtes-vous prêt à le supporter ?
  • Qu’est-ce que vous pourriez faire si cela arrivait ?

Par exemple, lorsque j’ai décidé de démissionner de mon premier travail, j’avais une peur un peu vague mais bien présente de me retrouver à la rue si je démissionnais.

Mais en vrai, si je rationalisais ma peur, je ne risquais pas vraiment de me retrouver à la rue. Nous sommes dans un état social qui a des mécanismes de protection contre cela. J’allais bien finir par retrouver du travail. Cela m’a aidé à prendre la bonne décision malgré ma peur, et de quitter ce job qui était toxique pour moi. Et non, je ne me suis pas retrouvée à la rue : 3 mois plus tard, je travaillais dans le recrutement.

Petite astuce : lorsque nous devons prendre une décision, notre cerveau a tendance à surestimer les risques et sous-estimer les bénéfices.

La technique ici est de se rappeler les bénéfices à prendre la décision importante et de s’imaginer en train de les vivre, pour rééquilibrer la balance. Est-ce que ces bénéfices en valent la peine ? Est-ce que c’est vraiment important pour moi ?

J’espère que c’est deux clé vont vous aider à prendre du recul et ne pas laisser une peur inconsciente et animale guider vos décisions.

Et toi quelles sont tes peurs ? Te reconnais-tu dans cet article ? Toi aussi tu as l’impression d’être stressé au quotidien ?

 

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