Trois étapes pour dire NON sans culpabilité !

J’étais au supermarché, une femme m’a proposé du saucisson.  J’ai dit « non ». Elle m’a dit « C’est gratuit ». J’ai dit « Oui ». Elle m’a demandé « vous voulez en acheter ? », j’ai dit « non ».

Elle avait l’air déçue. Je me suis sentie coupable. J’en ai acheté. Trois.

Je suis comme ça, je sais pas dire non.

Voilà commence l’épisode de Bref « Je sais pas dire non ». Et je me souviens qu’à l’époque, ça m’avait bien fait rire, car je suis plus d’une fois ressorti d’un magasin avec quelque chose dont je n’avais ni vraiment envie ni vraiment besoin, après avoir discuté avec le vendeur…

Et en fait, faire ce travail d’apprendre à dire « non » s’est assez naturellement mêler au travail que j’ai fait pour réussir à savoir ce que je voulais faire de ma vie et trouver ma « vocation ».

D’ailleurs, je remarque que les personne que je coach ont souvent aussi cette tendance à trouver difficile d’oser dire « non ». À commencer à culpabiliser, ou avoir peur de blesser l’autre par leur refus…

Si tu as du mal à refuser de rendre un service à un ami alors que tu es déjà surchargé, ou que tu as l’impression de devoir accepter toutes les activités qu’on te propose, ou encore que tu cumules les heures sup’ au travail parce que tu as accepté trop de dossiers… Je voulais d’abord te dire que c’est normal d’avoir du mal à dire non.

Dire oui est TOUJOUR plus facile. Dire non, c’est prendre le risque de déplaire à l’autre, de devoir donner des « explications ». Dire « non » demande suffisamment de confiance en soi pour oser s’affirmer. De plus, c’est rarement quelque chose qu’on apprend à l’école ou à la maison. On ne sait pas toujours comment s’y prendre.

Pourtant, même si le « oui » est plus facile, être capable de dire non, et savoir quand dire non, est tout simplement indispensable pour être heureux dans sa vie, mais aussi pour trouver un travail vraiment épanouissant.

Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que si tu es dans ce travail que tu n’aimes pas, c’est parce que tu as dit « OUI » à quelque chose qui ne te correspondait pas. Comme toutes ces fois où tu as dit « oui », puis que tu l’as regretté.

Apprendre à dire « non » demande d’abord de bien se connaitre : connaitre ses besoins et ses limites, pour savoir quand il est vraiment important de pouvoir dire « stop ».

Ensuite, cela demande de s’accepter comme l’on est : accepter que ceci ou cela ne nous corresponde pas, même si cela implique de peut-être décevoir les attentes d’autrui.

Enfin, cela demande de pouvoir s’affirmer tel que l’on est : pouvoir dire qu’on n’est pas d’accord avec la proposition de l’autre, au risque de le décevoir.

Et si tu me suis depuis un certain temps, tu as peut-être reconnu… les étapes pour découvrir sa voie professionnelle – se connaitre, s’accepter, s’affirmer !!

En effet, apprendre à dire « non » va tout simplement booster ta capacité à trouver un travail épanouissant, car ça va entrainer ton cerveau à reconnaitre ce qui ne te convient pas, et tu vas t’habituer à le refuser.

De plus, tous ces « oui » qu’on dit malgré nous finissent par nous submerger. Ne pas savoir dire « non » (et mettre ses limites) est souvent une des premières causes de notre épuisement, et peut même conduire au burnout.

Si tu veux pouvoir garder ton énergie pour ce qui est vraiment important pour toi (comme trouver ta vocation), il faut d’abord apprendre à ne pas la disperser dans ce qui est important… Pour les autres !

Alors, comment faire pour réussir à oser dire non ? Comment réussir à dire ce « non » sans ressentir de la culpabilité ? Ou à passer au-dessus de cette culpabilité pour pouvoir dire non ? C’est ce que je vais te révéler dans ces 3 étapes pour apprendre à dire « non » sans culpabilité.

1.    Se donner le droit de dire non !

Si la plupart d’entre nous avons peur du « non », c’est parce qu’on l’a associé à des épisodes douloureux.

À toutes ces fois où on s’est senti rejeté car on nous avait dit non. À des personnes qui nous ont répondu des « non » agressifs, voir violents, sans qu’on comprenne trop bien pourquoi. Ou encore à des épisodes désagréables où notre « non » n’avait pas pu être entendu par l’autre.

Du coup, pour éviter de blesser l’autre comme toi tu t’es senti blessé, ou par peur de provoquer sa colère,  peut-être que ton cerveau a été collé l’étiquette « dangereux, à éviter ! » derrière le fait de refuser quelque chose à quelqu’un. Et à partir de ce moment-là, cela peut devenir très compliqué de réussir à dire non.

C’est ce qui fait que souvent, on a l’impression qu’on n’a pas le choix d’agir autrement. Qu’on est obligé d’accepter ce dossier en plus au boulot, qu’on est obligé d’accepter telle invitation, de faire telle activité avec ce groupe…

Et d’ailleurs, on n’a pas toujours conscience qu’on se sent obligé d’accepter ce qu’on nous propose. Quand on vient nous solliciter notre cerveau se met en mode automatique, et notre première réaction est d’accepter sans trop se poser de questions.

Et puis seulement après, on regrette ou on culpabilise, en se disant que la prochaine fois, on ne nous y reprendra plus…

C’est pourquoi la toute première étape, c’est de décoller cette étiquette et de commencer par se donner la permission de dire « non ».

Tu pourras utiliser toutes les techniques du monde, tant que tu ne t’es pas donné cette permission, tu continueras à dire oui à tout, et à t’épuiser.

Pour réussir à décoller cette étiquette, commence d’abord par mettre ton attention sur tous les avantages à dire « non », mais aussi sur les désavantages à dire « oui ».

En fait, pour le moment, ton cerveau ne met son attention que sur les aspects négatifs du fait de dire non.

L’idée est de rééquilibrer la balance en mettant ton attention sur toutes ces fois où tu as été vraiment soulagé d’avoir pu refuser quelque chose,  ou bien où tu as pu entendre un « non » sans que cela te blesse. Mais aussi sur toutes ces fois où tu as vraiment regretté d’avoir dit « oui », où ça t’as épuisé, où cela t’a mis dans des situations difficiles…

Ensuite, tu peux observer ce mode automatique. Il y a souvent des personnes ou des situations pour lesquels il est beaucoup plus facile que d’autres de dire « non ». À quel moment est-ce que tu te sens vraiment obligé d’accepter une proposition alors que tu ne le veux pas ? Avec quelle personne ce mode automatique s’enclenche ? Dans quel contexte ?

Lorsque tu as identifié ces contextes, une astuce simple est de demander un peu de temps avant de répondre. Par exemple, si on vient te demander un service, tu peux dire : « ça va si je te dis quoi dans 5-10 minutes ? Je dois d’abord regarder mon agenda/terminer ce que je fais/passer par le petit coin ».

Cela te permettra de sortir de ton mode automatique qui dit « oui » d’office, et de prendre le temps de te demander si tu te respectes vraiment en disant oui cette fois-ci. Est-ce que tu en as vraiment envie (dans le cadre d’amitiés) ? Est-ce que c’est vraiment possible pour toi (dans un cadre plus professionnel) ?

Mais si tu as vraiment peur de la réaction de l’autre en disant « non », dis-toi qu’en fait, la plupart des « non » peuvent être entendus et acceptés, du moment qu’ils sont dits de la bonne manière et au bon moment, et c’est ce que nous allons voir maintenant.

 

1.    À quoi je dis OUI quand je dis NON ?

Si tu as beaucoup de mal à dire « non », un truc qui marche bien c’est d’inverser le problème et de te demander : quand je dis « non » à ça, je dis « oui » à quoi ?

En fait, si tu dis « non » à la proposition de quelqu’un, c’est pour garder ton énergie pour autre chose. Du repos, du temps, d’autres activités qui te correspondent mieux, des obligations qui doivent vraiment être faites…

Par exemple, je dis « non » à voir des amis ce soir, car je dis « oui » à ma soirée repos dont j’ai besoin. Et ça marche aussi pour le travail. En disant « non » à ce nouveau dossier, je dis « oui » au fait de pouvoir donner suffisamment de temps et d’attention à tous ceux que j’ai déjà en cours.

Cette étape est importante car premièrement, cela permet de se déculpabiliser en rationalisant le fait de dire non : est-ce que c’est vraiment possible ? Est-ce que mon agenda le permet ?

Ensuite, cela permet de remettre ton attention sur toi : est-ce que j’en ai vraiment envie ? Est-ce que cela respecte mes besoins ? Est-ce que je me respecte vraiment en disant oui ?

Cela te permettra de mieux te connaitre et de plus facilement déterminer ce qui est vraiment important pour toi. Il sera alors de plus en plus facile de déterminer dans quelle situation dire « non ».

Enfin, cela aide à donner une réponse plus diplomate qu’un « non » direct, et qui peut donc plus facilement être entendue par l’autre, car le travail de réflexion que tu as fait avant va t’aider à répondre par des « oui mais » ou par des non plus ouverts (qui propose quelque chose à la place).

Par exemple au travail, si ton supérieur ou un collègue te demande de faire un nouveau projet/dossier… mais que tu en as plein d’autres à terminer et que tu te sens déjà débordé tu peux lui répondre diplomatiquement : « Oui je veux bien faire ce dossier, mais j’en ai déjà beaucoup d’autres de prévu, lequel veux-tu que je mette en priorité ? ». Ou selon la situation : « Je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait mon rôle (non) mais plutôt celui de xxx qui sera probablement mieux placé que moi pour t’aider (proposition) »

Ou avec les amis : « Oui, j’ai très envie de te revoir mais j’ai déjà beaucoup de choses prévues cette semaine, quand serais-tu libre la semaine prochaine/mais ce n’est pas le genre d’activité qui me convient, je préfère… »

2.    Apprendre à recevoir les « non »

Pour pouvoir facilement dire Non… il faut aussi pouvoir accepter quand les autres nous disent non à nous !

Si tu as du mal à dire non, peut-être que tu vis mal aussi quand les autres te disent « non » : tu es choqué, tu trouves cela injuste, tu fais tellement d’efforts ! Pourquoi pas l’autre ?

En fait, le non de l’autre te confronte à ta propre difficulté de dire non. Plus tu apprends à accepter l’autre lorsqu’il te dit non, à essayer de comprendre et accepter ses raisons, et plus tu arriveras à avoir cette compréhension pour toi-même, et à vaincre cette culpabilité (et vis-versa : apprendre à dire non aux autres t’aidera aussi à vivre sereinement le non des autres).

Comment faire pour vivre plus facilement les « non » et « refus » des autres ?

Premièrement, il faut comprendre que quand l’autre te dit « non », il ne te dit pas non à toi. Il ne dit pas non à la personne que tu es. Il dit simplement « non » à ta proposition sur le moment. Ce n’est pas ce qui lui convient à ce moment-là. Cela n’a rien à voir avec toi.

Et c’est exactement la même chose quand toi tu dis non : tu dis non à une proposition à un moment donné. Tu ne dis pas non à la personne, tu n’es pas en train de la rejeter. Tu préfères simplement mettre ton énergie sur d’autres priorités, et c’est tout à fait ton droit !

Et même si tu as l’impression que l’autre te dis non à toi, qu’il te rejette, qu’on a refusé ta présence à tel ou tel événement/activité, même là, ce n’est pas à toi que l’autre dis non, mais à l’image qu’il a de toi. À ce que tu viens refléter dans sa vie et qu’il n’a pas envie de voir.

Et pour te rappeler que l’autre ne te dit pas non à toi mais à ta proposition, l’étape précédente peut t’aider ici : à quoi l’autre dit « oui » quand il te dit non à toi ? Où a-t-il besoin de mettre son énergie pour le moment ?

Et ce n’est pas grave si tu n’as pas vraiment de réponse à ces questions (si l’autre ne te donne pas de raisons). Le simple fait de te rappeler que c’est qu’il a dit « oui » à d’autres choses peut t’aider à relativiser !

Ensuite, pour t’aider à recevoir les non (et aussi à les donner), tu peux voir le « non » de l’autre comme un cadeau.

Même si tu es plein de bonnes intentions, tu ne rends pas service à l’autre lorsque tu lui dis oui alors que tu penses non : tu entretiens une relation fausse. Tu lui fais croire que c’est OK pour toi, alors que ce n’est pas vrai.

Lorsque la personne en face de toi ose dire non à ta proposition, il te fait le cadeau d’être honnête et sincère avec toi. Il te fait aussi le cadeau de sa confiance : il a confiance dans le fait que tu pourras entendre son refus.

Et c’est exactement la même chose lorsque tu dis non à l’autre ! Tu lui fais le cadeau de ta sincérité et de ta confiance.

Et lui permet aussi d’apprendre à mieux te connaitre : si tu dis tout le temps oui à ce qui ne te convient pas, comment les autres peuvent-ils savoir que ce n’est pas ce que tu veux ?

Et si l’autre est vraiment blessé par ton refus, alors que tu l’avais dit diplomatiquement,  ce n’est pas ta responsabilité, mais la sienne. Tu n’as aucun contrôle sur les émotions des autres. Si ce point te parle,  je le développe dans cet article.

Conclusion :

Cette dernière étape va t’aider pour la première : te donner la permission de dire non. Car cela te permet de montrer à ton cerveau à quel point c’est important de décider que, à partir de maintenant, c’est OK de dire non aux propositions qui ne te conviennent pas !

Comme tu as pu le comprendre en lisant l’article, pouvoir dire non demande d’abord de bien se connaitre : de savoir ce qui est important pour soi, ce qu’on peut supporter en terme de charge de travail, où sont nos limites pour ne pas les dépasser…

Mais cela peut se lire aussi dans l’autre sens : apprendre à dire non te permet de réfléchir sur toi, d’apprendre à te connaitre, à découvrir tes besoins et tes limites ! Et tout ça, c’est vraiment essentiel pour découvrir ce qui te rend heureux, et donc quelle activité professionnelle peut vraiment t’épanouir !

Pour t’aider à dire « non », commence pas des situations faciles, avec des personnes ouvertes. Cela te donnera confiance pour essayer de dire non dans des situations un peu plus complexes, jusqu’à ce que cela devienne de plus en plus facile pour toi.

Tu verras à quel point tu te sentiras plus libre de pouvoir dire un « non » honnête. De ne plus te sentir obligé de dire oui à tout.

Et puis surtout, cela va réellement booster ta confiance en toi ! Premièrement car en ne donnant plus ton énergie dans des ce qui ne te correspond pas, tu pourras l’investir dans des activités qui te correspondent, qui te rendent épanoui, ou tu te sens bien.

Ensuite, en ne faisant plus du besoin de l’autre ta priorité au détriment de tes propres besoins, tu « te choisis » en quelque sorte. Tu te respectes vraiment. C’est un des actes d’amour les plus forts que tu peux faire envers toi-même. C’est prendre le risque de déplaire à l’autre en se montrant tel que l’on est (dire non), et non tel qu’il voudrait que l’on soi (dire oui alors qu’on pense non).

Et ça aussi, c’est une clé essentielle pour trouver ta vocation !

Maintenant, je ne te cache pas que ce sera probablement difficile au début.

Les autres sont peut-être tellement habitués à ce que tu dises oui à toutes leurs demandes, qu’au début, ils ne comprendront peut-être pas que tu commences à refuser leurs sollicitations. Ils peuvent même réagir avec de la colère.

Cette colère est normale. C’est un peu comme si tu avais prêté un objet à quelqu’un depuis tellement longtemps qu’il avait oublié que c’était le tient. Du coup lorsque tu le reprends, il s’énerve. Dans ce cas-ci, cet objet c’est ton temps et ton énergie (« ton pouvoir »).

Par exemple, lorsque j’étais recruteuse, j’avais laissé une de mes collègues me parler de plus en plus agressivement. Elle me faisait peur et je disais « oui » à tout ce qu’elle me demandait. Un jour elle a été trop loin et ça a été l’agressivité de trop. Le lendemain, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai été lui parler, pour dire « non » à sa manière de me parler.

Alors évidemment, elle n’a pas du tout bien réagi. Elle ne s’est pas excusée, elle a commencé à me reprocher tout ce qui était possible de me reprocher. C’était très violent. Mais j’ai tenu bon et je répondais toujours sur le même ton « peut-être, mais lorsque tu me parles comme ça, je ne me sens pas respecté ».

C’est clair que c’était très désagréable. Après je ne te cache pas que j’ai eu besoin de pleurer, et que ça m’a fait du bien. J’ai même eu la trouille d’elle les deux semaines après. MAIS…

Mais après, elle ne m’a plus jamais manqué de respect ! Elle ne m’a plus jamais intimidée ou agressée verbalement. Elle a même fait un effort avec les autres collègues ! J’étais sidérée !

La violence de la réaction de l’autre n’a pas empêché mon « non » de porter ses fruits. J’ai donné le signal que ce n’était plus possible de se comporter comme ça avec moi. Et sa réaction violente était aussi ma responsabilité de m’être laissé marcher sur les pieds si longtemps.

Si je te partage cet exemple, c’est pour te montrer à quel point dire « non » et s’affirmer en vaut la peine, même si c’est désagréable au début ! Comme pour tous ce dont on n’a pas l’habitude, dire « non » demande un peu d’apprentissage et de courage. Mais plus on y arrive, et plus c’est facile, et plus on peut être vrai avec soi-même et avec les autres.

Si tu veux savoir à quoi tu peux dire non dans ton travail, j’ai créé ce guide gratuit pour t’aider à identifier les changements dont tu as besoin pour te sentir épanoui dans ta vie professionnelle. Tu peux télécharger le guide en cliquant ici.

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